AMENDMENTS TO THE INTERNATIONAL LIFE-SAVING APPLIANCE (LSA) CODE
CHAPTER II
PERSONAL LIFE-SAVING APPLIANCES
2.2 Lifejackets
2.2.1 General requirements for lifejackets
« .2 turn the body of unconscious, face-down persons in the water to a face-up position where the nose and mouth are clear of the water in an average time not exceeding that of the RTD plus 1 s; »
L’OMI (Organisation Maritime Internationale) a constaté que la morphologie des passagers et le poids des équipements de travail ont évolué. Un gilet de 100 N pouvait échouer à retourner une personne portant une combinaison de travail épaisse emprisonnant de l’air. Les 150 N offrent la « réserve de flottabilité » nécessaire pour compenser ces facteurs.
Rappel crucial : Cette résolution s’applique aux équipements installés à bord à partir du 1er janvier 2026. Les navires dont le remplacement de stock intervient après cette date doivent impérativement commander des modèles certifiés selon ces nouveaux critères.
L’adoption de la résolution MSC.554(108) marque un tournant majeur pour la sécurité maritime. Elle modifie le chapitre II du Recueil LSA pour corriger des lacunes observées lors d’incidents réels, où certains gilets SOLAS de 100 N s’avéraient insuffisants face à des vêtements de protection lourds ou des mers fortes.
Voici les détails techniques de cette modification concernant les gilets de sauvetage :
1. Le passage au standard 150 N
La modification la plus emblématique est l’augmentation de la flottabilité minimale.
-
Ancien standard : Souvent basé sur une flottabilité de 100 N pour les gilets adultes.
-
Nouveau standard : Les gilets doivent désormais fournir au moins 150 N de flottabilité.
-
Objectif : Assurer un franc-bord (distance entre la bouche et l’eau) plus élevé pour protéger les voies respiratoires des vagues et des embruns, même si le naufragé porte des vêtements de travail encombrants.
2. Capacité de retournement (Self-righting)
Le texte durcit les exigences sur la capacité du gilet à redresser un corps inerte :
-
Le gilet doit être conçu pour faire pivoter une personne épuisée ou inconsciente d’une position face vers le bas à une position face vers le haut en quelques secondes.
-
La répartition de la flottabilité (souvent concentrée sur l’avant et autour du cou) est optimisée pour garantir que la tête soit maintenue en arrière avec un angle d’inclinaison spécifique par rapport à la surface.
3. Stabilité et ajustement (« Secure Fit »)
Pour éviter que le gilet ne devienne inefficace ou dangereux lors de l’entrée dans l’eau :
-
Saut de sécurité : Le gilet doit supporter un saut d’une hauteur de 4,5 mètres sans blesser l’utilisateur et sans se déplacer de manière significative.
-
Systèmes de fixation : Les sangles (notamment les sous-cutales, souvent obligatoires désormais pour répondre aux tests) doivent empêcher le gilet de remonter au-dessus des oreilles de l’utilisateur une fois dans l’eau.
La résolution MSC.563(108) est le complément technique indispensable de la MSC.554(108). Alors que la première définit ce que le gilet doit faire, la MSC.563(108) définit comment on le teste pour prouver qu’il fonctionne.
Elle modifie la « Recommandation révisée sur les essais des engins de sauvetage » (Résolution MSC.81(70)) afin de garantir que les nouveaux critères de 150 N et de retournement soient mesurés de manière rigoureuse et uniforme.
Les nouveaux protocoles de test (MSC.563)
Voici les changements majeurs apportés aux procédures de certification en laboratoire et en bassin :
1. Test de retournement avec « sujets humains » et mannequins
Pour valider les 150 N, les tests ne se font plus uniquement sur la flottabilité statique, mais sur la dynamique de mouvement :
-
Vêtements lourds : Les tests de retournement doivent désormais être effectués avec des sujets portant des vêtements simulant des conditions réelles (vêtements de protection), qui peuvent emprisonner de l’air et normalement gêner le redressement.
-
Position d’équilibre : On mesure avec précision l’angle de la bouche par rapport à l’eau (le franc-bord) et l’angle du torse. Le gilet doit maintenir la bouche à une hauteur sécuritaire, même dans une eau agitée.
2. Test de saut (Performance structurelle)
Le protocole de saut est durci pour vérifier la résistance du gilet de 150 N (souvent plus volumineux) :
-
Le sujet doit sauter d’une hauteur de 4,5 mètres.
-
Critères d’échec : Si le gilet blesse le cou, se déchire, s’ouvre, ou si la tête du sujet frappe le gilet lors de l’impact, le modèle est refusé.
3. Test de stabilité de l’ajustement (Secure Fit)
C’est ici que les exigences sur les sangles sous-cutales ou les systèmes de serrage sont vérifiées :
-
On teste si le gilet reste en place lors d’une nage active ou après l’impact du saut. Un gilet qui « remonte » (ride-up) et cache le visage du naufragé ne passera pas la certification MSC.563(108).
Synthèse technique pour la conformité
| Élément de test | Ancienne méthode (MSC.81/70) | Nouvelle méthode (MSC.563/108) |
| Masse de test | Standard de base | Prise en compte de la flottabilité résiduelle des vêtements |
| Délai de retournement | Souvent moins de 5 secondes | Strictement chronométré avec vêtements lourds |
| Mannequins de test | RTD (Reference Test Device) 100 N | Nouveau RTD 150 N pour comparaison |
Conséquences pour les fabricants et armateurs
-
Pour les fabricants : Tous les anciens moules et designs de gilets 100 N SOLAS doivent être revus. Ils doivent obtenir de nouveaux certificats d’approbation de type (Type Approval) basés sur ces essais.
-
Pour les armateurs : Lors de vos audits après le 1er janvier 2026, vérifiez que les livrets d’approbation de vos gilets de remplacement mentionnent bien la conformité à la résolution MSC.81(70) telle qu’amendée par la MSC.563(108).
Ces tests sont beaucoup plus difficiles à réussir pour les gilets en mousse classiques, ce qui pousse le marché vers des gilets gonflables plus performants ou des gilets en mousse hybrides de nouvelle génération.