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Pêche : un VFI emblématique et … problématique

Emblématique de la prise de conscience du risque de chute à la mer, le vêtement de travail à flottabilité intégrée (VFI) n’est pas sans poser de questions qui attendent encore toutes leurs réponses.

Pour Georges Tourret, président de l’Institut maritime de prévention (IMP), le VFI n’est pas autre chose qu’un équipement de protection individuel (EPI) contre le risque particulier auquel sont exposés tous les gens de mer, celui de la noyade après une chute à la mer.  » En mer, plus le navire est petit, plus le risque de chute par-dessus bord est important. Et plus les moyens de protection collective sont difficiles à mettre en oeuvre », souligne-t-il en affirmant que sur la plupart des navires de pêche, le port du VFI devrait donc être quasi permanent. Dans ces conditions, sa supportabilité est un enjeu aussi important que sa fiabilité technique. « Or seule cette dernière a été réglementée avec un luxe de détails mais dans des conditions qui sont discutables car se référant exclusivement à la détresse ».

Selon le président de l’IMP, pour essentielle qu’elle soit, la supportabilité du VFI est en effet loin d’être acquise.  » Lors d’une campagne d’expérimentation réalisée il y a quelques années, 78% des marins ayant testé les VFI proposés, ont estimé que l’équipement répondait moyennement, ou peu, à leur attente. Ils ont fait des suggestions pour en améliorer leur supportabilité ».

Les professionnels de la mer ne sont pas inactifs sur leurs navires. Ils vont et ils viennent dans des espaces resserrés et, de sucroît, encombrés.  » Le VFI doit donc être facile à porter. S’il gêne le travail et donc la productivité, surtout quand on est payé à la part, il ne sera pas porté ».

L’expérience de l’Offshore

Lancé fort et clair, le message a semble-t-il été entendu. « Depuis quelques années, l’ergonomie du VFI est pensée de façon intrinsèque pour un port permanent en situation de travail, reprend le président de l’IMP. L’expérience de l’offshore a été utile mais à la pêche, les conditions sont en gros plus dures ».

L’expérience acquise par l’IMP fait cependant apparaître qu’il n’y a pas de VFI universel convenant à tous et partout. Plusieurs paramètres doivent être pris en compte : le métier exercé, la zone de pêche, la fonction détenue à bord, la taille du navire, la facilité de capelage, la morphologie du porteur et même sa psychologie…  » Rien qui ne puisse s’inscrire dans des textes précis comme ceux que l’on trouve dans les divisions du règlement général sur la sécurité des navires, déplore Georges Touret. Il s’agit, dans tous les cas, d’un exercice propre à chaque bord, mené dans le cadre réglementaire d’une évaluation du risque connue dans notre pays sous le nom de Document unique de prévention ».

L’expérience de l’IMP fait également ressortir que deux types de VFI se dégagent du lot : les gilets à flottabilité fixe de 50 Newton et les poumons gonflables à flottabilité additionnelle de 100 à 150 Newton.  » Ce sont eux que l’on a retrouvés, à parts égales, sur le dos de la demi-douzaine de marins pêcheurs qui s’en sont sortis après quelques récentes chutes à la mer », conclut le président de l’IMP en fustigeant une approche réglementaire et normative trop stricte du port du VFI qui ne permet pas à chaque marin de trouver l’équipement adapté à sa situation.

 » Le VFI n’est pas un fusil à un coup »

N’étant pas un équipement de détresse, le VFI ne doit pas être pensé comme un fusil à un coup, assure le président de l’Institut maritime de prévention. Et si sa durabilité est ainsi essentielle, elle est pourtant loin d’être acquise ». Ayant vocation à être portés en permanence, capelés et décapelés plusieurs fois par jour, les VFI s’usent.

 » Pour certains métiers, et plus particulièrement le chalutage à bord de navire à un seul pont de travail, les VFI existants sur le marché ne sont pas assez résistants », affirme Georges Tourret. L’usure affecte d’ailleurs davantage ceux à flottabilité additionnelle que ceux à flottabilité fixe.

L’abrasion peut percer les enveloppes, les boucles et bretelles peuvent s’accrocher, les bouteilles gonflage peuvent se dégonfler, les fermetures éclair, scratches, pressions, déclencheurs à pastille de sel ou largueur hydrostatique peuvent se dégrader. « L’utilisation de VFI à flottabilité additionnelle doit donc être subordonnée à une vraie politique de suivi et d’entretien par l’exploitant et le porteur, faute de quoi ces équipements risquent de se révéler n’être qu’une fausse sécurité », prévient le directeur de l’IMP en reconnaissant quand même que  » si des progrès ont été faits par les équipementiers les plus ouverts sur le monde professionnel, ils sont cependant loin d’être achevés ». Du travail en perspective pour les concepteurs…

Entre 12 et 26% de chutes à la mer.

Une quinzaine de marins pêcheurs décèdent chaque année suite à une chute par-dessus bord. Dans le même temps, les marins du commerce et les conchyliculteurs, qui représentent une population identique, n’enregistrent qu’un à deux décès annuels de ce type.

Le système de collecte de données sur les accidents déclarés ne rapporte que les chutes à la mer à l’issue fatale et les observations, année par année, montrent de grandes variations d’une année sur l’autre.  » Il a fallu que l’Institut maritime de prévention enquête sur les autres chutes, indique son président, Georges Tourret.

Il en résulte que, selon les métiers pratiqués, entre 12 et 26% des marins pêcheurs sont au moins tombés une fois à la mer depuis le début de leur carrière. C’est tout sauf anodin… »

 

 

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